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Free the freckles

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mai 19, 2017

Breathe in. Breathe out.

  • mai 19, 2017
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A onze ans, je venais de me disputer avec ma meilleure amie. Je me souviens m'être sentie triste et surtout très seule, mais rien d’alarmant puisqu’à l’âge là on se dispute très souvent avec nos meilleures amies. Et pourtant, là c’était différent. J’ai monté les marches pour me rendre à mon cours suivant et j’ai commencé à me sentir mal. J’avais l’impression qu’on rétrécissait mon champ de vision, j’avais des fourmis dans les mains et beaucoup de mal à respirer. Je me souviens seulement de toucher le sol et des personnes autour de moi qui me regardaient en se de demandant ce qui m’arrivait, alors que j’avais désespérément besoin d’air. J’étais comme confinée, je ne pouvais rien contrôler. C’était la première fois.

L’anxiété est quelque chose de très inconfortable et de vraiment très dur à vivre. C'est épuisant, éprouvant avec l'impression qu'on en sera jamais débarrassé. Avant cet article, je n’en ai parlé qu’à ma mère et à quelques personnes dont je suis relativement proche (elles sont d’ailleurs au courant parce qu’elles m’ont vu faire ces crises). Je déteste en parler, pour moi ce n’est pas assez grave pour m’en plaindre puisqu’il y a des tas de gens qui souffrent de choses bien plus grave que ça. Et pourtant j’ai décidé d’en parler ici, parce que c’est quelque chose que beaucoup de personnes vivent et comprennent. C’est très important de savoir que nous ne sommes pas seuls et qu’à un certain moment, il faut en parler. Il faut que ça sorte.

J’ai toujours eu des crises similaires à la première, toutes plus ou moins importantes, mais j’ai toujours eu la chance d’avoir des gens autour de moi pour me rappeler de respirer et que tout allait bien se passer. Mais j’aimerais dire que c’est la partie la moins « dure » de l’anxiété dans mon cas. Au moins, les crises s’arrêtent et après je me sens mieux. Alors que l’anxiété en elle-même ne s’arrête jamais, elle est toujours là. Là quand il faut prendre un rendez-vous et s’y rendre, là quand il faut gérer des responsabilités, là pendant une réunion de famille, là pendant les exams en plus du stress. Toutes ces choses se sont plus ou moins atténuées en grandissant et en prenant de plus en plus confiance en moi, mais j’ai récemment appris qu’il ne fallait rien prendre pour acquis. Je pensais que mes crises étaient parties puisqu’elles ne s’étaient pas manifestées depuis des années. L’anxiété s’atténuait aussi comme ma zone de confort s’élargissait, je me sentais beaucoup mieux et beaucoup moins angoissée. J’étais partie vivre seule dans un pays étranger, déménagé plusieurs fois sans ma famille et sans craintes. Et pourtant, c’est revenu aussi vite que c’est parti. Toujours cette sensation de fourmis dans les doigts et la panique qui empêche de respirer, les jambes en coton et là en plus les larmes parce que ça revient malgré tous les efforts qu’on fait, parce qu’on ne sera jamais totalement guérie. 

J’ai longtemps essayé de justifier ces crises, ces angoisses mais sans jamais vraiment comprendre ce qui ne tournait pas rond chez moi. Je savais juste que j’étais plus timide et réservée que les autres donc que ça n’aidait pas, que j’étais rapidement angoissée pour la moindre chose. Et pourtant, les crises n’arrivaient jamais quand je ressentais vraiment l’angoisse, elles me prenaient un peu par surprise quand je pensais me sentir bien, normale. Alors expliquer tout ça à quelqu’un qui vous voit comme ça c’est relativement impossible. Expliquer que oui, aller à tel ou tel endroit ça vous terrifie sans savoir pourquoi mais que vous ne pouvez rien dire par peur de passer pour une idiote. Dans mon cas, ne rien dire et faire ces choses comme si elles paraissaient anodines était un vrai remède, même si je ne pense pas que ça soit là la véritable solution. Mais je me rendais compte que ce n'était pas si impossible à faire et que j'étais beaucoup capable de me débrouiller que ce que je pensais.

Mais il y a une chose que je retiens : je suis comme ça, ça fait parti de moi. Même si je ressens toujours parfois de l’angoisse à un degrés beaucoup moins élevé qu’avant, ça sera toujours quelque chose que j’aurai en moi. Je dois simplement me souvenir de tous les efforts que j’ai fais, toutes les fois où je me suis poussée moi-même dans des zones très inconfortables qui sont ensuite devenues normales, confortables. Il y a des tas de choses terrifiantes dans la vie, pour tout le monde. On les perçoit de différentes façons, on les gère différemment, mais elles sont là. Mais ça ne veut pas dire qu’elles le seront toujours, il faut juste avoir un peu de courage et les affronter. Repousser ses limites et surtout, avancer à son rythme.

Alors s’il vous plais, si vous souffrez d’anxiété à n’importe quel niveau : parlez-en. Vous n’êtes pas seul, jamais. Il y aura toujours des gens qui en souffrent, mais qui ne vous le dirons jamais parce qu’ils ont honte. J’ai toujours honte, mais en parler m’aide un peu à l’accepter. Et si vous ne ressentez rien de tout ça, soyez compréhensifs envers les autres. C’est parfois ingérable alors savoir qu’on est soutenu peut vraiment changer les choses. Parlez-en


Article de Zoella à lire, vraiment.

I'm 23, I've got freckles (you get it now) and I'm a grumpy French, sometimes, who writes in English. I love books, cats, le barbu, pizzas and Dicaprio.

6 commentaires:

  1. Tu as écrit un très bel article... Tu sais que des thérapies existent pour diminuer au maximum cette anxiété? Mais en parler doit déjà te faire du bien. Tu as beaucoup de courage. Bravo ♥

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    1. Je suis au courant oui, mais je ne pense pas en être à ce niveau au point où ça m'atteint vraiment tout le temps. Mais un grand merci pour ton commentaire, ça me fait vraiment plaisir. Des bisous :)

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  2. Mais tu n'as absolument aucune honte à avoir ! Et c'est très bien que tu en parles justement. Je suis d'ailleurs admirative devant ton courage pour te mettre dans des situations inconfortables et repousser tes limites, ça montre que tu as une grande volonté ! :)
    Ma mère s'est mise à faire des crises d'angoisse alors qu'elle n'en faisait pas avant. C'est comme ça, l'environnement, l'entourage et les expériences peuvent changer notre émotivité et nos réflexes face à une situation. Ce n'est pas quelque chose de honteux, même si le regard des autres ajoute forcément à ton anxiété. As-tu essayé des méthodes de relaxation comme le reiki ? On m'a dit que parfois, le déblocage des énergies pouvait aider à mieux gérer ses émotions. En tout cas bravo pour tes efforts, et reste qui tu es, utilise ta sensibilité comme une qualité, car elle n'a pas que des inconvénients, crois-moi ! ;)

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    1. Ton commentaire me touche beaucoup, ça fait plaisir !
      C'est vrai que c'est assez inexplicable et que ça peut toucher n'importe qui, n'importe quand. Non je n'avais jamais entendue parler de ce genre de méthode, mais je vais de suite me renseigner :)

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  3. Très bel article, il est vrai qu'on peut parfois avoir peur d'en parler mais il ne faut pas. En tout cas ça fait aussi du bien de voir d'autre personnes, comme toi, qui sont concernés. On se sent moins seul et ça aide aussi.
    Merci beaucoup pour ces jolies paroles !
    Bonne soirée ;)

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    1. Oui, je pense que rien que le fait de savoir que d'autres personnes vivent à peu près les mêmes choses que nous, c'est rassurant d'une certaine manière.
      Merci à toi en tout cas, des bisous :)

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EVA MARIE
Rennes, France

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